Margaux Balemans
Sommelière - Étudiante au diplôme WSET en vins
Margaux Balemans est sommelière et étudiante WineWise préparant le diplôme WSET en vins. En 2020, Margaux a remporté le titre de « Meilleure jeune sommelière de Belgique ». Elle a ensuite obtenu les titres nationaux de « Young Sommelier Award of Excellence » (VVS), « Jeune Sommelier » de la Chaîne des Rôtisseurs et, cerise sur le gâteau, elle a remporté en 2024 le titre le plus convoité de « Meilleur sommelier de Belgique », décerné par la Guilde belge des sommeliers.
Depuis début mai, Margaux travaille chez Sir Kwinten à Lennik, où elle a l’occasion de peaufiner son expérience œnologique aux côtés du propriétaire et sommelier de renom Yanick Dehandschutter. Une étape logique pour cette jeune sommelière ambitieuse, qui a pris son envol et a encore de belles perspectives devant elle.
Encore toutes nos félicitations pour avoir remporté le titre de Meilleure sommelière de Belgique 2024 ! Avec le recul, quel a été, selon toi, l’aspect le plus difficile pour atteindre ce niveau ?
C’est un immense honneur de pouvoir porter ce titre, au milieu de tant d’autres professionnels du vin. Je pense que l’aspect le plus difficile réside dans les nombreux petits obstacles qui se présentent lors de la préparation d’un concours, y compris les défis personnels que l’on rencontre. Ce qui m’a toutefois le plus aidé, ce sont les personnes qui m’entourent, qui me soutiennent et m’encouragent à rester constant, à m’entraîner beaucoup et à ne jamais abandonner. De plus, il est essentiel de se tenir constamment au courant des évolutions dans notre univers viticole.
Personnellement, on n’est jamais assez préparé pour un concours, car on ne sait jamais ce qu’ils vont demander. Je fais souvent le parallèle avec le monde du vin : on ne peut « malheureusement 😉 » jamais tout savoir, mais ce qui compte, c’est de se lancer sans cesse des défis pour faire progresser, pas à pas, sa passion et ses connaissances. On passe de nombreuses heures, tôt le matin ou tard le soir, penché sur ses manuels ou devant son ordinateur, à réviser, réviser, réviser. Ce que l’on apprend nous aide plus tard à relever d’autres défis ; la théorie nous soutient également dans la pratique. Je suis extrêmement reconnaissant envers mon petit « cercle d’amis proches » qui me met parfois au défi avec des questions, des tests ou de nouvelles choses.
Comment a commencé ton parcours en tant que professionnelle du vin ? Quand as-tu pris conscience que c’était ta passion et que tu voulais t’y consacrer ?
Tout a commencé quand j’étais petite. Apparemment, dès mon plus jeune âge, je voulais travailler dans la restauration. Dès que cette décision a été prise, je m’y suis consacrée à 200 %. Au fil des années, j’ai eu le privilège de travailler avec des personnes passionnées et motivées qui vivent véritablement leur métier, et j’ai eu la chance de poursuivre mes rêves et ma passion. Aujourd’hui encore, je suis infiniment reconnaissante envers ces personnes qui m’ont enseigné les « bases » de notre métier, et cela n’a pas de prix. C’est comme pour le vin : quand on dispose d’une base vraiment solide, on peut toujours s’y appuyer ou construire dessus.
Poursuivre ma passion ? Pour moi, il s’agissait davantage de prendre conscience que je créais des souvenirs avec et pour les gens. Même si l’on n’est qu’un petit rouage dans l’engrenage ou si l’on ne parvient qu’à inspirer un peu quelqu’un grâce au vin, c’est tout simplement magnifique. Un autre aspect, c’est quand on parvient, avec le client, à trouver une combinaison où 1 + 1 font 3 : c’est tout simplement indescriptible.
Comment continues-tu à apprendre et à évoluer ? Y a-t-il des sources spécifiques qui t’ont influencé ?
En ce moment, je suis la formation WSET 4 chez WineWise, et ensuite, on verra bien ce que l’avenir me réserve. Comme je l’ai déjà dit, notre univers du vin est en constante évolution. Quand on pense savoir quelque chose, il faut y réfléchir à deux fois. Cela peut paraître un peu étrange à dire, mais plus on en sait, moins on en sait. Pour les passionnés de vin parmi nous, c’est justement ce qui rend ce domaine si intéressant et instructif. Il y a quelque chose de magique dans le fait de ne pas tout savoir, mais de vouloir secrètement tout savoir.
Comment décririez-vous votre expérience d’étudiant chez WineWise ? Quelles étaient vos attentes et la formation y a-t-elle répondu ? Quelle est la contribution la plus significative que cette formation a apportée à votre carrière ?
WineWise est une formidable plateforme accessible à tous ceux qui s’intéressent, ne serait-ce qu’un peu, au vin, aux spiritueux, à la bière ou au saké. Du niveau 1 au niveau 4, vous pouvez véritablement découvrir ou approfondir vos connaissances en suivant plusieurs formations. Ces différents niveaux permettent de construire une base solide, où l’on apprend un peu plus à chaque étape. Pour faire simple, c’est comme une étiquette de vin : au début, on regarde peut-être le cépage ou la région. Lorsque votre intérêt s’éveille, vous vous intéressez au vigneron ou au vignoble en question, puis… vous vous plongez toujours davantage dans les différentes techniques de vinification. Ça semble logique, n’est-ce pas ? Ici, en Belgique, nous devons rendre un hommage tout particulier à Sybille et Piet de WineWise, deux personnes formidables et passionnées qui souhaitent vous aider à passer au niveau supérieur, vous former et parfois vous donner ce petit coup de pouce supplémentaire. Ce dont nous avons tous besoin de temps en temps. N’est-ce pas ?
Peux-tu nous en dire plus sur tes projets actuels, notamment le projet « De Wijnbrigade » et le jeu sur le vin « Verwijn Jezelf » que tu as développé ?
En ce qui concerne les projets en cours, quelque chose de très passionnant se profile, même si je ne peux pas entrer dans les détails pour l’instant, mais je te tiendrai au courant.
« De Wijnbrigade » est un projet que Jolein Van Eyck et moi avons lancé en pleine pandémie de coronavirus. Nous voulions créer un jeu permettant aux gens d’apprendre le vin de manière ludique et sans chichis. Comment cette idée nous est-elle venue ? Comme beaucoup d’autres sommeliers dans notre métier, j’utilise des fiches de révision pour étudier. C’est pratique, facile à emporter et amusant pour faire un petit quiz quand on est entre amis. C’est ainsi que l’idée nous est venue. Avec le jeu « Verwijn Jezelf », nous avons créé différentes catégories : les cépages, les régions, le vocabulaire du vin et la vinification. « Verwijn Jezelf » peut être utilisé seul pour réviser ou apprendre, ou bien avec d’autres amateurs de vin pour en faire un véritable jeu, ce qui est formidable, car le vin est à bien des égards associé à des moments conviviaux passés ensemble. Ce qui est encore plus passionnant, c’est que notre dernier jeu « Verwijn Jezelf » s’est vendu en deux semaines et que nous sommes tellement reconnaissants pour tout ce soutien. Pas de panique, nous travaillons sur quelque chose de nouveau, mais je ne peux pas encore en dire beaucoup pour l’instant ; suivez simplement nos réseaux sociaux.
Comment abordez-vous les accords mets-vins : vous concentrez-vous davantage sur le vin, sur le plat, ou sur les deux à parts égales ?
Les deux à parts égales, mais je pense que pour un sommelier, l’accent est généralement davantage mis sur le vin. Je pense qu’il est important de bien connaître la cuisine ou le style du chef. Par exemple : le chef utilise-t-il davantage d’acidité, d’umami ou de notes terreuses dans ce plat ? Parfois, les associations les plus inattendues sont celles qui marquent le plus les esprits. En tant que sommelier, il est vraiment important de toujours garder l’esprit ouvert. À chaque moment ou à chaque plat correspond un vin adapté, et on peut parfois sortir de sa zone de confort. Jouez avec les cépages locaux, la température, la verrerie, les styles… essayez de créer une harmonie entre le plat et le vin, mais aussi entre les sens et les émotions.
Selon vous, quelles sont les compétences les plus importantes pour un sommelier qui réussit ?
Il faut toujours rester humble, garder les pieds sur terre, tout en étant conscient de sa valeur et de ses connaissances. Dans le service, c’est vraiment l’aspect « humain » qui prime. On pourrait peut-être parler d’« empathie », mais il s’agit surtout d’essayer de cerner les gens dans une certaine mesure. Écoutez les besoins du client, essayez de jouer un rôle de guide et de soutien pour l’aider à trouver ce qu’il souhaite. Il n’y a rien de plus beau que de trouver ensemble la combinaison parfaite entre le service, les émotions, la cuisine et les moments partagés.

Y a-t-il autre chose que tu aimerais ajouter ?
Que je suis vraiment reconnaissant, privilégié et enthousiaste pour tout ce qui s’est déjà passé, pour toutes les personnes que j’ai rencontrées, pour la chance de pouvoir poursuivre mes rêves et pour le chemin qui m’attend. J’espère inspirer les gens en cours de route. Merci beaucoup !
Merci de nous avoir accordé ton temps et d’avoir partagé tes réflexions et tes expériences !
Tu es un sommelier passionné et l’histoire inspirante de Margaux t’interpelle ? Alors c’est le moment ou jamais ! Inscris-toi au prestigieux concours « Meilleur sommelier de Belgique » – la compétition officielle reconnue par l’ASI.
Peut-être hésitez-vous encore ou vous sentez-vous un peu en doute ? Pas d’inquiétude : chaque champion a un jour franchi ce premier pas plein de suspense. C’est votre chance de grandir, d’apprendre et de vous mettre en valeur. Car ce n’est qu’en vous lançant dans l’aventure que vous vous rapprocherez de la victoire.
📅 Notez dès maintenant la date du dimanche 5 octobre 2025 dans votre agenda : c’est à cette date que la Guilde belge des sommeliers organisera le seul concours reconnu donnant accès au titre très convoité de « Meilleur sommelier de Belgique ».
Oserez-vous relever le défi ? Montrez de quoi vous êtes capable !
info@sommeliers-gilde.be

